Je ne peux passer l’occasion de parler de l’événement du WE qui a secoué le monde entier : la sortie de Sex and the City, le film !
(J'aime bien cette affiche !)
Les fans dont je fais partie l’ont attendu longtemps et le délire a été plus loin que toutes les prévisions. Ne voulant pas y aller le vendredi
soir de la sortie, nous avons convenues avec 4 copines de nous y rendre le samedi à 22h30.
J’ai du réserver mon billet 1 semaine à l’avance pour être sûre d’avoir une place (les cinémas n’ont jamais connus autant de réservation anticipées – j’aurai dû acheter des places en plus et les
revendre !). J’avais vraiment l’impression d’avoir le « Golden Ticket » de Charlie et la chocolaterie.
Devant le cinéma, on attend limite le tapis rouge : des dizaines de filles ont décidé de se faire une soirée glamour avant le film. Arrivée au ciné en limousine, talons aiguilles et cosmo à
la main (enfin, on fait gaffe quand même à ne pas boire dans la rue – c’est illégal !). Une queue gigantesque s’est formée devant la salle, des videurs et de la sécurité font le pied de
grue, à l’heure H c’est la ruée pour avoir une bonne place (tant pis pour le pop corn) et nous voilà enfin installée pour voir revivre pendant 2h20 l’héroïne des temps modernes, j’ai nommé Carrie
Bradshaw.
C’est un véritable délire. Le film commence sur les premières notes du générique de la série, rejoué en version remixée pour l’occasion, et un silence de plomb s’abat dans la salle comble ou près
de 99% (et 1% de courageux copains et maris) sont installées - suivit d’un tonnerre d’applaudissement ! C’est assez surréaliste mais il faut croire que Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda
se sont faites désirées et le soulagement de les voir surgir sur l’écran est palpable.
Pour ceux qui ne connaissent pas la série, Sex and the City a été une révélation du petit écran pour toute une génération de femmes. L’héroïne, Carrie, est une trentenaire New Yorkaise qui a du mal à joindre sa passion pour l’écriture et les chaussures Manolo Blahnik. Elle est flanquée de ses 3 meilleures amies Charlotte, une brune prude et dégourdie qui cherche l’amour avec un grand A, Miranda, une avocate rousse qu cynisme de vipère et Samantha, une quarantenaire délurée folle de sexe et limite nympho.
Tout ce petit monde se retrouve au cœur de New York, la véritable 5ème femme de la série, pour discuter de problèmes de couple, de sexe, de relations et autres choses sur les hommes, les femmes, la vie. Frappant de vérité mais dans un monde où les chaussures à 500$ s’achètent aussi facilement qu’un sandwich à midi, les dialogues sont cinglants, les répliques cultes, et la vie de ces 4 femmes au fil de leurs relations ou de l’absence de celles-ci rappellent à toutes les téléspectatrices le souvenir de quelque salaud ou mauvais coup, et parlent aux femmes comme aux hommes de ce que sont les ficelles des relations, les méandres de ces dernières et des solutions qui ne marchent pas toujours. Une vraie philosophie des temps modernes où l’introspection, les non-dits et le fait que le téléspectateur réfléchisse vraiment à chaque épisode font de ces personnages des femmes attachantes et charismatiques.
Car SATC ce n’est pas que le côté frivole et shopping. Bien sûr, il y a le chic glamour de NY et ces marques qui défilent à coup de sac Vuitton. Mais si on s’arrête là, on est sûr de rater pas mal de choses. Après tout, toutes les femmes ont un côté accro du shopping - mais ça ne s’arrête pas à ça.
La question était donc : comment faire de 6 années de TV un film réussi ? La réponse était simple. SATC s’est terminé sur nos écrans il y a 4 ans, alors on a pris nos chères comparses et on les retrouve exactement 4 ans après, ancrées dans leur vie d’aujourd’hui, ma foi pas si différente d’hier mais pas tout à fait comme avant. Car si on ne sait pas ce qui s’est passé en 4 ans, pas mal d’eau a bien coulé sous les ponts. Et nos charmantes pipelettes ont mûri, grandi et évolué ensemble comme chacune de leur côté.
Le film n’est pas la série, et il ne faut pas s’attendre à cela sinon on sera déçue. SATC, le film, est cette fois une histoire où le spectateur « regarde » vivre Carrie et ses amies de l’extérieur, et non plus de l’intérieur comme avant.
Je ne raconterai pas l’histoire pour ne pas gâcher le meilleur secret depuis l’invention du Coca-Cola (meme si au fond ca cahnge rien de savoir l'histoire mais bon ...) mais cette nouvelle maturité, cette nouvelle vision qui nous est proposée, elle me va. Elle va aussi avec les personnages qui n’ont plus la trentaine, qui ne courent plus après l’homme de leur vie, qui ont changé et, il faut bien le dire … vieillies. Les préoccupations ne sont plus les mêmes et les déceptions sont plus fortes. Cette évolution est d’une logique malheureusement implacable.
Les producteurs ont vraiment réussi à nous servir un beau film qui vaut le coup plutôt qu’une machine à fric. On prend plaisir à retrouver tous ces personnages et les 2h20 passent comme par enchantement. Certes, la verve n’est plus, le politiquement correct est de rigueur (notamment avec l’introduction de Jennifer Hudson comme assistante Afro-américaine de Carrie …) mais au fond, ces femmes blessées, heureuses, brulant la vie par les 2 bouts et cherchant toujours quelque part l’amour … Est-ce que ça nous change vraiment ? And I have to admit that I literally got … Carried away.
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