TIFF 2008
C'est reparti pour un tour cette année avec le Toronto International Film Festival (TIFF) édition 2008. Toute la ville vibre pendant 8 jours au rythme du cinéma, des célébrités et des cocktails party !
Lors des éditions précédentes, j'avais eu la chance de voir des films et notamment français que je n'aurai jamais vu en salle et surtout, en présence des acteurs (Jude Law, Michel Blanc, Dany Boon, Monica Bellucci entre autres ...). Cette année j'aurai vu la grande (heu enfin très petite en vrai) Isabelle Hupert venue présenter le film Un barrage contre le Pacifique avec le très beau Gaspard Ulliel (qui n'était malheureusement pas là snif). J'ai aussi vu un autre film français (à éviter) appelé Séraphine et un autre film américain Flash of Genius qui lui était super bien (c'est l'histoire vraie du type qui a inventé les essuie-glaces à battement et qui s'est fait piquer l'idée par Ford). C'était un très bon film qui sort d'ailleurs bientôt en salles. Autre film en avant première mondiale: le film sur Jacques Mesrine (partie 1) en présence de Vincent Cassel !! (qui au passage n'a pas vraiment pris la peine de saluer les fans français massés à l'entrée du théâtre ... Pas cool ! :(
Ce qui est bien avec ce festival c'est qu'il y a plus de 300 films venus de tous les pays de monde et présentés dans leur langue originale avec sous-titres. Du coup, on peut voir plein de films qu'on aurait jamais vu en salles au Canada (vu que c'est pas des blockbuster venus des USA) et aussi que tous les acteurs et réalisateurs font le déplacement.
Le truc qui est moins bien, c'est que ce n'est pas une compétition, donc pas de prix, pas de trophée, rien. La seule compétition c'est quel distributeur va acheter le film et quelle star voudra bien fouler le tapis rouge à Toronto. Je trouve que ça enlève pas mal de charme à tout ça (surtout que les places sont pas données et qu'en gros, les films séléctionnés ne le sont pas pour un palmarès !).
J'ai d'ailleurs trouvé cet article intéressant dans Le Monde qui compare le TIFF au Festival de Venise. Intéressant !
En attendant je suis déçue d'avoir encore une fois râté Brad Pitt et Gael Garcia Bernal, mes 2 chouchous qui étaient là ... Bah, on peut pas tout avoir !
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Source: Journal Le Monde (Isabelle Regnier)
Toronto contre Venise. Les deux festivals de cinéma, parmi les principaux au monde, se marchent un peu plus sur les pieds chaque année. Par leurs dates, d'abord - 27 août-6 septembre pour la Mostra, 4 au 13 septembre pour le rendez-vous canadien. Mais aussi parce que les deux festivals sont engagés dans une lutte aux coups de moins en moins feutrés pour attirer des films, surtout les grosses productions américaines.
Sur ce terrain, le Canada a gagné la première manche. Les producteurs et distributeurs américains sont massivement présents à Toronto , transformant la ville en rampe de lancement officielle de la saison cinéma nord-américaine.
Leurs films, les acteurs qui les représentent, attirent par ailleurs une nébuleuse de journalistes. "Toute la presse américaine est là, se félicite Piers Handling, le directeur du Festival de Toronto. Les journalistes ne viennent pas seulement de New York, Los Angeles ou Chicago, comme pour le Festival de Cannes. Ils viennent de Denver, Minneapolis, Boston, San Francisco, Miami, de tous les coins du pays...
Pour les Américains, Toronto est bien plus attractif que Venise. Pas seulement parce qu'on y parle anglais et que le séjour d'une équipe à Venise coûte une fortune. L'absence de compétition - et donc de risque de revenir sans prix - est un argument de plus. Avec plus de 300 films sélectionnés, le Festival de Toronto, qui est ouvert au public (comme Venise), permet de saisir en direct les réactions des nombreux spectateurs attirés par des œuvres dont la plupart ne sortiront jamais en salle près de chez eux et par un défilé de stars. Et son marché, informel mais très bien organisé, est l'un des plus dynamiques du monde.
A contrario, mais sans doute est-ce lié, la programmation italienne a été jugée maigre cette année et a été vivement critiquée par la presse. Tout comme les salles et les conditions de projection, améliorées mais encore vétustes. Mais il y a aussi au Canada un nombre croissant de premières mondiales : 116 cette année, contre 101 en 2007.
Plusieurs vendeurs de films, présents à Toronto, confirment avoir été incités à ignorer le festival italien. "Et c'est évident que Toronto va faire cela de plus en plus", estime Vincent Maraval, cofondateur et patron des ventes internationales de la société européenne Wild Bunch.
Un film cristallise cette année la rivalité entre les deux villes : The Wrestler, de l'Américain Darren Aronofsky, avec Mickey Rourke en catcheur fatigué sur le retour. Présenté à la Mostra, il a obtenu le 6 septembre la distinction suprême, le Lion d'or. Mais c'est à Toronto que les acheteurs américains, absents à la Cité des doges, ont bataillé pour obtenir les droits de distribution du film sur le territoire des Etats-Unis.
La vente de The Wrestleraux Etats-Unis représente à ce jour le plus gros événement du marché de Toronto. Selon son vendeur, ce film aurait probablement été négocié 50 % plus cher il y a trois ou quatre ans. La crise économique, le niveau bas du dollar, la fermeture récente des filiales des studios américains spécialisées dans la distribution de films indépendants, tout cela fait que les distributeurs américains sont difficiles à séduire, et les autres sont globalement frileux. "Beaucoup de films se vendent encore, mais les montants sont inférieurs", confirme Laurent Danielou, distributeur chez Rezo Films.
Le marché de Toronto reste dynamique en raison du nombre de films sélectionnés. Ces derniers ont un niveau global en deçà de celui de Cannes ou de Venise, mais suffisant pour garantir de belles transactions. Ainsi, les acheteurs français se sont battus pour faire venir plusieurs films dans l'Hexagone, comme Soul Kings, un documentaire sur le festival de musique qui s'est tenu à Kinshasa en 1974, pendant le match de boxe mythique entre Muhammad Ali et George Foreman et auquel participèrent James Brown ou B.B. King.